Tryptique+remember Yorktown / réddition / Cheesapeake

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14 avril 2017

Mattis! Des Bombes plutôt que des Cerveaux !


Mattis! Des Bombes plutôt que des Cerveaux !
 
Des bombes pour des cerveaux !
Ou pourquoi nous [les États-Unis] perdons toujours toutes les guerres [dans lesquelles les États-Unis sont impliqués]…

Le 12 avril 2017, le Département de la Défense [DOD] a largué une bombe de plus de 10 tonnes contre les tunnels de l’EIIL dans la province de Nanghar, Afghanistan.
Cette bombe est officiellement appelée “MOAB“ [Massive Ordinance Air Blast -  Bombe à effet de souffle (thermobarique) d'artillerie]”, connue sous son surnom informel « Mère de toutes les bombes » [Mother of All Bombs - MOAB], et a été utilisée dans le cadre d’une guerre durant depuis 15 ans en Afghanistan.



Une fois encore, je maintiens que pas plus nos généraux, amiraux, civils au sein de l’Air Force, de la Navy ou de l’Armée US, incluant le Sec. Def. James Mattis¸ n’ont une quelconque idée de comment défaire ce qui ne représente rien d’autre que des cafards se terrant sous la terre en Irak, en Syrie ou en Afghanistan. Nos chefs de toutes les branches ont montré un constant manque d’intelligence, d’efficacité et une pauvreté majeure de gravitas [dignité, sérieux et solemnité de manière] intellectuelle.
C’est particulièrement vrai de notre “Chien Fou“ qui se décrit lui-même comme “Moine-Guerrier“, l’ancien Général des Marines James Mattis. Si Mattis ou McMaster avait réellement étudié les résultats des bombardements aériens durant la Deuxième Guerre mondiale sur l’Allemagne, ils auraient appris une simple mais puissante leçon. Les bombardements aériens, incluant les bombes massives et la saturation, ne marchent pas ! En fait, il fut découvert par le Général LeMay et Robert MacNamara, que ce type de bombardement augmentait la résistance ennemie en Allemagne.
Cette bombe MOAB, à un rayon d’effets [theromobarique] de 300 mètres. On a utilisé des méthodes similaires au Vietnam, afin de nettoyer les champs de mines, puis [elles furent signalées] en Irak afin d’instiller la peur chez nos ennemis[1]. Quand elle fut développée, ce véhicule explosif inutile fut vanté comme la « plus puissante arme non nucléaire jamais conçue » [voir Wikipedia].
 
Cette “Mère de toutes les bombes“ est donc supposée avoir un effet psychologique majeur : intimider l’ennemi, et finalement le convaincre de se retirer du champ de bataille ou bien se rendre. C’est un non-sens absolu !
Cette bombe inutile nous a coûté des milliards de dollars, à nous contribuables américains. Elle a été créée par Albert L. Weimorts, de l’Usine de Munitions de l’Armée [Army Ammunition Plant] de McAlester (Oklahom) en 2003, au soutien de la stratégie stratégie vouée à l’échec de “choc et effroi [shock and awe]“ durant la guerre d’Irak.
Aucune puissance de feu totale d’une quelconque nouvelle bombe, ne va faire quoi que ce soit pour faire reculer les groupes de l’EIIL, des talibans ou d’Al Qaïda qui furent chacun créés par la CIA ou le RM (Renseignement Militaire [MI – Military Intelligence]), d’aucun endroit où ils ont été financés et approvisionnés par nous-mêmes, ou par les saoudiens, les Jordaniens et par notre meilleur allié au Moyen-Orient : Israël.

Nous devons mettre un terme à cette farce consistant à mener bataille contre nos propres créations, à laquelle nous assistons encore et encore. Il semble qu’aucun de nos dirigeants civils ou militaires n’ait le courage ou la matière grise requise, afin de dire halte à cette “guerre contre la terreur [war on terror]“ qui est un non-sens, et qui fut initiée par Bush Jr et Dick Cheney à l’a dit en septembre 2001.

Car si quelqu’un examine de plus près les antécédents de nos deux faux généraux hautement décorés, Mattis et McMaster, il découvrira qu’ils ont tous les deux vraiment été des parties prenantes dans la collusion militaire avec le Gouvernement néoconservateur aux États-Unis depuis le 11 septembre 2001. Ces deux hommes ont été très impatients de s’engager en Irak, et de combattre durant cette guerre inutile et très mal pensée. Malgré un “placard“ de rubans, médailles et autres non-sens pour des actes qui n’ont pas plus amené la paix que la sécurité là-bas, chacun de ces deux généraux en fait ce qu’ils savent le mieux faire : FUBAR ! Le merdier au-delà de toute expression ![2]
Il y a une raison pour laquelle j’ai refusé d’accepter ce genre de promotion lorsque j’étais Assistant Sous-secrétaire d’État [DAS – Deputy Assistant Secretary] au Département d’État : ça n’a aucun sens à mes yeux ! À la différence des sycophantes militaires qui ont besoin d’avoir une vie régimentaire, afin de ne pas souffrir de la “crise de la cinquantaine“, “à la Mattis“, j’ai décidé comme la plupart des entrepreneurs Américains, d’en sortir et de bâtir moi-même mes fortunes et infortunes[3].
Il n’est pas un accident que notre Général quatre étoiles du Corps des Marines James Mattis, qui a pris sa retraite en 2012, ait pu recevoir plus d’un million de dollars tiré des 30 milliards de dollars que General Dynamics engrange, au gré de la foire des contrats du DOD (Département de la Défense américain). Voilà en effet comment Mattis, notre risque preneur de risques “en or“ et chef sagace[4], a engrangé sa valeur nette en multimillions de dollars durant les cinq dernières années (« Donald Trump Pentagon Pick Mattis Made Nearly $1,000,000 On Board Of Defense Contractor », International Business Times, 12/02/16) :
·                     Mattis a reçu $594,369 en espèces,
·                     Mattis s’est vu gratifier de plus de $900,000 en actions de General Dynamics.

Le DOD fournit ainsi, grâce à Mattis et à d’autres généraux “à la retraite“ ne prenant pas le moindre risque, plus de 250 milliards de dollars de dépenses auprès de cocontractants militaires privés.
Mattis était pourtant l’un des penseurs les plus indépendants qui sont sortis diplômés du National War College [L’Ecole de Guerre des États-Unis], où j’ai enseigné à l’occasion. Il a fait la déclaration suivante devant le Congrès en 2015 : « aucun ennemi sur le champ de bataille ne peut semer un désastre sur notre sécurité aussi grand que les coupes de budgets insensées [non réfléchies] n’en causent »[5].
Ceci dit, ce n’est pas le plus pitoyable tapinage [pandering[6]] qu’a commis notre ex- Général Mattis. En voilà un autre pour les fins connaisseurs :
« Mattis a également mélangé les intérêts affairistes avec sa carrière militaire. Des courriels rendus publics par le Washington Post vendredi montrent qu’en 2012, l’année où Matis a quitté la carrière militaire, il est intervenu personnellement afin d’aider le test de sang controversé de la Compagnie Theranos, afin de sécuriser son approbation pour des tests dans le domaine militaire ».

« Toute arme qui est fabriquée, tous vaisseaux de guerre qui est lancée, toute fusée qui étirait signifie, au final, un vol de ceux qui ont faim et ne sont pas nourris, de ceux qui ont froid et ne sont pas vêtus… ce monde en armes ne dépense pas seulement de l’argent, mais dépense aussi la sueur de ses laboureurs, le génie de ses scientifiques, l’espoir de ses enfants »
                                                                                               Dwight D. Eisenhower.

Mattis est même allé plus loin dans ce conflit d’intérêt, en ayant rejoint le Conseil de cette Compagnie hautement corrompue, Theranos, qui a fini par faire banqueroute pour avoir créé des produits qui n’ont jamais existé (IBT, 12/02/16, ibid)[7].
Mattis, pas fou, s’est débarrassé de ses actions General Dynamic ayant triplé de valeur, à la faveur de la fenêtre juridique créée pour nos militaires, tout en reportant l’imposition de ses gains en capitaux tandis qu’il vendait les actions afin de de se mettre en conformité avec les lois relatives aux conflits d’intérêts.
Malheureusement, contrairement à ses héros, les Généraux Eisenhower et George Marshal, Mattis ne gagnera jamais de guerre. Tristement, il a terni sa propre réputation, celle de nos militaires, pour quelques vilains shekels[8].

J’ai certainement moi aussi commis une faute sérieuse en pensant avec impatience que Trump, McMaster et Mattis tiendrait leurs promesses envers le public Américain, sur le fait de ne pas s’engager dans de nouvelles guerres inutiles à l’étranger. Je suis au regret de devoir dire que j’étais vraiment dans l’erreur !

Le POTUS Ronald Reagan a déclaré en son temps ce qui demeure vrai aujourd’hui :
« Nous sommes en plus grand danger aujourd’hui que nous ne l’étions après Pearl Harbor. Nos militaires sont absolument incapables de défendre ce pays »[9]
 


Additif CVR :
1-      Sur la comparaison entre complexe militaro-industriel américain et complexe militaro-industriel russe, voir quant à l’élément fondamental de sa privatisation États-Unis, avec toutes les conséquences induites : « Média US: les armes russes plus compétitives que les systèmes américains » (Sputnik, 25.07.2015) ; et surtout « Comparaison Russie – US : le rapport coût / efficacité dans l’armement est ridicule » (William Engdahl, 31 octobre 2016, Le Saker via CVR).

2-      Rapprocher de la conclusion de l’excellent documentaire « Why we Fight » (2005) rappelée ici : « [Zerohedge] Les "élites" de la politique étrangère américaine attendent avec impatience l’expansion des guerres extérieures d'Hillary Clinton + "Why we fight?" » (CVR, 21 octobre 2016) :

Chalimer Johnson (mort en 2010) : 
« Aujourd’hui, je voudrais que les américains comprennent que le prix de la liberté est une vigilance éternelle, et que nous n’avons pas été assez vigilants depuis que Dwight Eisenhower a lancé sa mise en garde en 1961 « contre les dangers de la puissance tentaculaire et non autorisée » du CMI.
Nous ne devons prendre /considérer rien comme définitivement acquis : seuls des citoyens vigilants et bien informés, peuvent imposer le bon tissage/équilibre/adéquation entre la machine industrialo-militaire de la défense  et nos objectifs de paix. Donc faisons en sorte que la sécurité et la liberté puisse toutes deux prospérer ensemble »

« Après 20 ans de carrière militaire, on est conditionnés à toujours respecter l’autorité et à jouer le jeu au sein de l’équipe. Quand la guerre a commencé en Iraq, j’ai amorcé un tournant : mes propres valeurs s’opposaient à celles de ma fonction d’officier. Je devais me retirer (prendre ma retraite), alors pourquoi nous battons nous ? Je crois qu’on se bat parce que trop de gens n’osent pas dire « je refuse de faire ça ».






[2] FUBAR, acronyme militaire hérité de la Seconde Guerre mondiale : « fucked up beyond all (ou any) recognition » [foutu au-delà de toute reconnaissance/expression]. Aussi utilisé dans l'informatique : fucked up beyond any repair [foutu au-delà de toute réparation].
[3] NDT : Pieczenik en marge de sa carrière, a en effet été un un entrepreneur dans plusieurs domaines.
[4] NDT : « sterling risk taker and sagacious leader », “sterling“ se traduisant ici exactement comme “en or“, héritage de la langue anglo-américaine tirée de l'époque où la livre sterling était “as good as gold“, d’autant de valeur que l’or lui-même (convertible, avant la première guerre mondiale). Voir sur ce point William Engdahl, « Pétrole, une guerre d'un siècle » (éditions Jean Cyrille Godefroy, chapitre 1 et 2).
[5] No foe in the field can wreak such havoc on our security that mindless sequestration is achieving” : « Obama budget proposal would boost spending beyond ‘sequestration’ caps » (Washington Post, 29 janvier 2015).
[6] NDT : “Pandering“ : terme issu proxénétisme à la base. En termes de qualité individuelle, il s'agit d'être capable d’entregent, pour le dire de façon pudique : être capable de "jouer des coudes » comme un entremetteur/souteneur/proxénète. Termes associés notablement avec la politique : il s'agit de la capacité à exprimer ses vues en accord avec les préférences du groupe auquel on tente de faire appel, à plaire dans l'idée d'obtenir un soutien en termes d'argent ou de vote, indépendamment des valeurs personnelles de celui qui cherche à plaire. Pourrait se traduire par “flagornerie politique/populiste“ (vers l’électorat), ou “prostitution électorale“ (vers les soutiens, sponsors, lobbies/groupes d’influence pour récolter des sponsors qui sont nécessaires au financement des campagnes électorales États-Unis, induisant au final un système tout à fait vérolé). Voir : « [Entrevue Pieczenik - Alex Jones, Infowars] La République Américaine a été restaurée » (CVR, 3 janvier 2017).
[7] NDT : sur Theranos, voir W. Engdahl : « Trump est-il l’homme de (sous-)main d’ Henry A. Kissinger & Cie? » (CVR, 7 janvier 2017).
[8] NDT : sur la comparaison entre complexe militaro-industriel américain et complexe militaro-industriel russe, voir l’élément fondamental de sa privatisation États-Unis, avec toutes les conséquences induites : « Comparaison Russie – US : le rapport coût / efficacité dans l’armement est ridicule » (William Engdahl, 31 octobre 2016, Le Saker via CVR).
[9] « We’re in greater danger today than we were the day after Pearl Harbor. Our military is absolutely incapable of defending this country. » (New York Magazine, 21 juil. 1980, p.18).

12 avril 2017

[Frappe en Syrie, 2e vidéo] DR. STEVE PIECZENIK: les fauteurs de guerre et le manquement au devoir...



DR. STEVE PIECZENIK: les fauteurs de guerre et le manquement au devoir

Entrevue (éditée) pour Infowars, 10 avril 2017
Ajoutée le 12 avr. 2017
https://www.youtube.com/watch?v=AbocKT4EvyA

Le Doc fulmine contre les généraux néoconservateurs :
« Bientôt la mort de soldats inconnus : les fauteurs de guerre et leur « manquement au devoir » : Syrie, Chine, Corée-du-Nord, Japon, Russie…
Jared Kushner et son “666“
Des conflits et des perspectives : « nous le peuple » ne voulons plus de guerres…
Ecoutez attentivement, les néoconservateurs… »

Produit par INFOWARS, Dr. Steve Pieczenik & Dr. Colette Dowell de CIRCULAR TIMES
Dr. Steve Pieczenik’s INFO:

Dr. Colette Dowell de CIRCULAR TIMES :

Alex Jones : [présentation brève de Steve Pieczenik], passons un extrait vidéo de Peter Ford, ancien Ambassadeur britannique en Syrie, qui soulève un point irréfutable ici : les mondialistes aiment les faux drapeaux, et comment pouvons-nous les empêcher d’en produire ?

Peter Ford [BBC Breakfast, 7 avril 2017] : « basé sur nos expériences précédentes incluant l’Irak, nous pouvons voir que nous ne pouvons pas prendre pour argent comptant ce que les soi-disant experts du renseignement nous disent, en ce sens qu’ils ont leur propre agenda.
Mais pour revenir au point principal : cela ne va pas se terminer là, et nous britannique sommes en train d’être tirés là-dedans [dans cette guerre][1], parce que Trump a donné aux djihadistes 1000 raisons de mettre en place des opérations sous faux drapeau, en voyant à quel point leur succès est facile, tandis que les médias crédules provoquent et poussent à des réactions intempérantes : il y a tout à croire qu’ils [les djihadistes] vont encore mettre en scène des opérations similaires à ce qu’ils ont fait [auparavant], et c’est documenté par les Nations unies : en août de l’année dernière (2016), ils ont par exemple monté une attaque au gaz chloré contre des civils en ayant tenté de la faire passer pour une opération du Régime syrien. Prenez date de mes mots aujourd’hui, et cela va se passer et nous allons avoir tous les fauteurs de guerre pour dire qu’Assad est en train de nous défier, et que nous devons aller lourdement en guerre en Syrie. Alors que ça aura été un faux drapeau. »

AJ : un faux drapeau, [présentation de Steve Pieczenik] : depuis vendredi, et d’après toutes mes recherches, qu’est-ce que le Président croit en ce moment même. Vendredi dernier, vous avez dit que vous ne croyez pas qu’il avait été égaré, je sais que vous avez appris davantage durant le week-end, et que c’est la raison pour laquelle vous vouliez vous exprimer à nouveau. Donc Dr. Steve Pieczenik, quelles sont les dernières informations que vous avez eues.

Steve Pieczenik : et bien je suis quand préoccupé, et j’émets ici un avertissement à l’attention de nos généraux : McMaster, Mattis et d’autres, qui pensent qu’ils pourraient mener un changement de régime en Syrie.
Car premièrement cela ne va pas être possible : pas par les militaires, ni par toutes les forces dont ils disposent, et surtout pas par la qualité des soldats que nous avons. Avec ces généraux laissez-moi y aller assez franchement :
Parmi tous les gens que je connais, j’ai probablement été le seul à avoir été interrogé par Bachar al-Assad, durant des heures, et à avoir également travaillé contre Hafez al-Assad, et à avoir en même temps une compréhension claire de la force de la famille de Bachar al-Assad, et à quel point ils vont être retranchés.
Donc n’importe quelle notion quant à une possibilité de changement de régime par la force, serait à la fois absurde et criminelle.
Si cela devait se dérouler, il n’y aurait aucun motif pour cette guerre, qu’il s’agisse d’armes chimiques ou n’importe quelle autre cause qui serait épousée par la Communauté du Renseignement ou par le Président.
Mais la présence d’une énorme masse de Marines et de Forces Spéciales, et de milliers de soldats réguliers, signifie que nous sommes en train de prépositionner nos forces en vue de nous lancer dans une guerre : la Marine [Navy] des États-Unis contre l’EIIL. Mais souvenez-vous : l’EIIL et Al-Qaida ont été créés par nous-mêmes : par la CIA, par le Renseignement Militaire, donc dire que nous allons attaquer un groupe terroriste que nous avons créé, signifie que nous nous attaquons nous-mêmes.
Le même problème en ce moment même en Syrie, ce problème en Syrie de Bachar al-Assad, ne représente aucun intérêt [aucune menace] de Sécurité Nationale pour l’Amérique. Ce que Bachar al-Assad a fait à son peuple reste [une affaire intérieure] vis-à-vis de son peuple ; les Russes ont pris en main la situation, le Hezbollah a été impliqué, la Turquie a été impliquée, les Israéliens ont été impliqués, mais laissez-moi vous dire un certain nombre de choses :
Premièrement : nous n’avons pas gagné une seule guerre [récente], pas même la Deuxième Guerre mondiale : laissez-moi être très clair à l’égard de McMaster, qui parle de “manquement au devoir [dereliction of duty – le titre de son livre]“ : il représenterait un incroyable manquement au devoir de nous engager dans une [nouvelle] guerre, que cela soit en Irak ou en Syrie[2]. Pourquoi ?
Nous ne sommes même pas capables d’exécuter une frappe efficace, nous n’avons jamais gagné une guerre, pas même la Deuxième Guerre mondiale, qui a avant tout été gagnée en 1942 et 1943 par les russes à Stalingrad. J’ai enseigné cela à Fort McNair [Université de l’Armée US], puis nous avons perdu la guerre de Corée, la guerre du Vietnam, en Irak, en Afghanistan etc.
McMaster va tenter de le faire et va être jugé pour activités criminelle, ainsi que Mattis. Parce qu’il n’y a pas de raison de mettre nos hommes et nos femmes [personnels de l’Armée] en danger, pour des oléoducs ou pour un quelconque non-sens que le complexe militaro-industriel pense que nous devrions faire à fin de rester au Moyen-Orient. Nous n’avons pas d’intérêt au Moyen-Orient, et si quoi que ce soit [de plus que] cette opération psychologique [est créé, ça sera une mauvaise chose]… Cette opération psychologique qui a été créée, à l’égard du Président Xi JingPing de Chine, était une excellente opération psychologique[3] : elle signifiait que nous sommes attirés par l’Asie, c’est une réponse qui est appropriée : nous nous sommes prépositionnés pour la Corée-du-Nord, mais cela ne veut pas dire que nous allons aller que ce soit en Corée-du-Nord ou en Chine, ou en Syrie : il n’y a pas de cause pour une guerre, sur quelques front/flanc que ce soit…
Mais ma préoccupation est qu’à nouveau nous [y] allons [en guerre] par l’entremise du non-sens des néoconservateurs. Je pense que David Knight a clarifié le point hier, et mon point était simplement que l’opération psychologique qui a été menée à l’hôtel de Trump [à l’égard de la Chine], a été très efficace. Mais si cette affaire s’aventure encore un pas en avant, j’aimais ici un avertissement à nos généraux, notre Président est à quiconque impliqué une fois encore : nous allons réagir de façon juste, vociférant [au besoin] et avec force : car ceci pourrait être le fondement de toute action légale contre le Président, et d’un avertissement qui créerait une désertion [massive dans l’Armée américaine - refuse d’aller en guerre ?]

AJ [l’interrompant – 6 :35] : laissez-moi vous interrompre, car nous sommes passés de vendredi où vous nous disiez que vous compreniez l’opération psychologique [relative à la Chine/Corée du Nord], que vous ne pouviez prouver la façon dont l’attaque est venue, concernant l’attaque chimique d’un dépôt certainement bombardé par des avions.
Mais depuis la perspective du Président, j’ai appris durant le week-end, que ça s’est poursuivi selon ce que vous disiez [6 :51 il a été fait état d’un accord]: nous avions un accord depuis quatre ans, avec les Russes et Assad[4], il s’agissait qu’il commence à s’en aller une fois que nous aurions défait Al Qaïda et l’EIIL ensemble, nous ne pouvons pas le dire mais d’une façon ou d’une autre [Assad devrait partir à terme] : ils [l’Armée régulière syrienne] n’ont pas eu d’armes chimiques là-dedans, nous avons du renseignement évoquant [un bâtiment] soufflé, sans trop savoir qu’est-ce qui l’a frappé [le bâtiment], mais d’une façon ou d’une autre les Russes l’ont fait sauter [7 :08].
Et [soudainement] Trump dit : « non, nous n’allons pas décréter une zone d’exclusion aérienne [ZEA], non nous n’allons pas déposer Assad », et à présent nous voyons Sean Spicer [porte-parole de la Maison-Blanche] dire ce matin tout ce qui était dans notre article[5], mot pour mot il y a une heure de cela, parce que c’est venu [directement] du Président.
Et le Président semblait [donc] dire « NON [à la guerre en Syrie], mais je ne vais laisser personne utiliser ces armes chimiques, je sais, tout le monde sait que si vous [Assad] les utilisez vraiment, je viendrai contre vous » : il s’agit d’un message, et il y a un accord en place, et ensuite folks/fuchs [un journaliste] demande au Président : « mais pourquoi nous massons des troupes ? », et il [Le Président] lui répond : « je ne peux pas en parler », citation mot pour mot du Président lui-même.
Et ensuite vous voyez McMaster et d’autres sur Fox News[6], constamment, comme s’il était devenu le nouveau Secrétaire à la Presse[7], disant des choses différentes de ce que le Président et Spicer ont dit, alors que SPicer disait qu’il prend ses notes directement du Président, et [donc McMaster] l’impliquant [directement dans cette affaire Syrienne dans un sens belliciste][8] :
Considérant ces éléments, qu’en comprenez-vous, et par extension je sais bien que vous avez aussi de très bonnes sources, objectivement, alors expliquez-nous où nous allons comme cela :

SP :  laissez-moi vous dire cela : je comprends ce que vous dites, je comprends ce que Roger [Stone, consultant politique pro-Trump] doit vouloir dire[9].
Mais ce que je vous dis c’est que je sais pour être en fait, c’est que les gens que je connais au sein de l’appareil militaire sont en train d’augmenter leur structure de forces jusqu’à un degré qui indique qu’il n’existe pas de stratégie [il y aura une guerre mais sans stratégie claire]. Et en effet je l’ai écrit à mes camarades de la Communauté du Renseignement et ailleurs : « si vous n’avez pas de stratégie, et un changement de régime ne constitue pas une stratégie, n’entrez pas en guerre… »

AJ : donc pourquoi McMaster est en train de dire des choses différentes de ce que le Président et son Secrétaire à la Presse [Spicer] disent ?

SP :  c’est une veille technique : vous avez une personne disant une chose, mettant la pression, et vous avez le Président déniant le propos : ce que vous avez là c’est une tentative de semer la confusion dans les médias publics. Autrement dit : vous essayez de créer une sorte de perturbation autour d’Assad, qui est très intelligent, il est bien plus intelligent que nos propres gens ; il est ophtalmologue à la base, médecin certifié, et il a été au pouvoir depuis plus de 30 ans, il comprend très bien ce qu’est la réalité.
Mais pour le public Américain, auquel deux choses différentes sont dites en même temps, vous devez [pour le comprendre] revenir à l’époque de l’Administration Bush Jr : « nous n’allons pas aller en guerre contre l’Irak », puis aux Administrations Obama ou Clinton qui utilisait la même technique de dénégation/enfumage.

AJ : donc cela serait encore un merdier néoconservateurs, dites-nous ce que le Président a besoin de faire contre eux.

SP : le Président a besoin de comprendre que s’il entre en guerre, ce sera son problème et nous allons avoir un contrecoup [blowback] majeur au niveau domestique : les Américains ne veulent pas d’une nouvelle guerre, nous ne voulons pas voir nos enfants envoyés en guerre, nos militaires ne sont pas préparés pour ce type de guerre, j’ai été dans le désert syrien en été c’est insupportable, ce sont de grandes surfaces, Homs et Hama sont remplis de sunnites… Nos généraux n’ont aucune idée de ce qu’ils sont en train de faire, et en fait s’il s’agit là d’une guerre des oléoducs, que dire du complexe militaro-industriel, qui est en train de revenir encore et encore, par ce que nous n’avons pas d’intérêts relevant de la sécurité nationale en Syrie, en Irak ou en Iran.

AJ : OK, donc comment se fait-il que vous ayez changé d’opinion depuis vendredi [1e entrevue], lorsque nous avons dit qu’il s’agissait d’une bonne stratégie sous forme d’opération psychologique réussie vendredi dernier, et à présent vous dites que vous êtes vraiment préoccupé…

SP : mais parce que d’un premier côté, cette opération vis-à-vis de la Chine était une chose qu’il était approprié de faire. Mais à présent de l’autre côté je suis en train de comprendre, j’ai appris durant le week-end qu’il y a davantage de forces [en train d’être prépositionnées] en Syrie, avec de l’artillerie, et qu’en fait ils [les néoconservateurs et autres fauteurs de guerre] sont en train de créer au sein de la Maison-Blanche ce que nous appelons une dichotomie (deux messages qui sont totalement différents) : vendredi, rien n’a été dit en termes d’opération psychologique, c’était élégant, efficace et nous avons envoyé dans le même temps une flotte dans la mer de Chine du Sud. Si nous attaquons la Corée du Nord, je pense que ça ne sera pas très brillant, mais tout ceci signifie que nous avons en tout cas une présence sur place.
Mais une fois que nous avons une déclaration par McMaster, et quand dans le même temps Trump dénie le même message, alors nous avons une confusion créée délibérément, alors je dis clairement : « n’allez pas en guerre !» Nous avons été emportés dans ce scénario de manière répétée [par le passé]…

AJ : en effet donc que pensez-vous que pensent les néoconservateurs ?

SP : les néoconservateurs n’ont jamais servi leur pays, n’ont jamais été en guerre, ils appartiennent au complexe militaro-industriel.

AJ : et pourquoi McMaster s’entend si bien avec eux [les néoconservateurs] ? Il est l’actuel Conseiller à la Sécurité Nationale [de Trump], il n’est pourtant pas John McCain [qui était le VP de Bush Jr., directement impliqué et intéressé dans la guerre d’Irak]…

SP : Parce que McMaster va suivre les ordres du Président, et bientôt il pourra être accusé dans le sens exact de ce qu’il a lui-même écrit : un « manquement au [à son] devoir [dereliction of duty, le titre de son livre] » : il y a eu des manquements au devoir au Vietnam, il a écrit à ce sujet, avec Westmoreland et d’autres généraux qui ont suivi [des plans inadaptés][10]. À présent je suis très préoccupé par le fait que nous n’avons jamais eu une stratégie, nous n’avons jamais eu de tactique efficace, et que nous n’avons pas non plus de soldats préparés. McMaster le sait pertinemment, que nous ne sommes pas préparés, que nous ne sommes pas efficaces, que nous avons un très mauvais ratio d’un combattant pour un bureaucrate [dans l’Armée, Pieczenik en a déjà parlé][11].

 AJ : et que faut-il dire au sujet de la connexion entre Petraeus et McMaster[12] ?

SP : Petraeus a amené/promu McMaster et l’a mis à sa place en tant que Lieutenant Général, parce que McMaster était en fait isolé, du fait du livre qu’il a écrit concernant le « manquement au devoir » [critiquant l’incapacité de certains généraux au Vietnam].
Mais je ne suis pas un fan de Petraeus, je l’ai dit à répétition : Petraeus est arrivé [arrivisme], il n’a fait que se promouvoir lui-même, sans jamais vraiment prouver sa valeur. […] Mais laissez-moi être très clair : avec tout le respect que j’ai y compris pour mon propre père, nous n’avons pas gagné la Deuxième Guerre mondiale : ce que nous avons fait c’est de défaire les Japonais afin de libérer une centaine de milliers de soldats russes qui ont pu combattre à Stalingrad[13] sur le front de l’Ouest [du point de vue de la Russie, font de l’Est du point de vue de des occidentaux]. Lorsque nous [les États-Unis] avons envahi l’Europe puis l’Allemagne, les soviets étaient déjà sur l’Elbe. Donc ceci doit être très clair pour toutes les visions partiales [pro-américaines].

AJ : bien sûr et d’un point de vue des pertes humaines, les Russes ont perdu 30 millions de personnes dans la Deuxième Guerre mondiale.
Brièvement au sujet de la Chine : comment pensez-vous que la réunion s’est déroulée [à Mar o Lago, cf. 1e vidéo] ; et quel est votre sentiment au sujet de la force aéronavale étant en train d’être positionnée en mer de Chine du Sud, du côté du Japon et de la péninsule coréenne. Qu’attendez-vous de voir arriver à partir de tout cela ?

SP : c’est une bonne question, en fait votre assistant Nico vient de me donner un point intéressant. Premièrement, la réunion s’est très bien déroulée ; ce que Trump et McMaster ont fait, ce fut une brillante opération psychologique, dirigée sur la Syrie mais signifiant un réel glissement vers la mer de Chine du Sud.
Le vrai problème à présent, et c’est là que le sujet du changement de régime s’invite [en Syrie mais ici potentiellement aussi en Corée-du-Nord], et c’est là que l’Amérique doit faire très attention : ce qui est en train de se passer et dont m’a informé Nico, c’est qu’environ 150 000 soldats chinois se sont pré-positionnés à la frontière entre la Chine et la Corée-du-Nord[14].
Pour moi c’est quelque chose de très crédible je vous vous dire pourquoi : depuis plus de 30 ans, j’ai été retenu et empêché de mener une quelconque opération de changement de régime en Corée-du-Nord, dans la mesure où pour moi cela n’aurait pas été très difficile de mettre à bas la Corée-du-Nord, de beaucoup de petites façons différentes sans avoir besoin d’entrer en guerre [comme Pieczneik a pu le faire pareillement contre l’URSS[15]].
Cependant, l’une des choses aux sujets desquelles j’ai été averti à répétition, a été que la Chine ne pourrait pas tolérer et ne tolérerait pas l’afflux de milliers voire de millions de nord-coréens en Chine, un afflux qui finirait par déstabiliser la Chine elle-même.
Donc ce dans quoi nous sommes en train de nous aventurer, c’est la potentielle déstabilisation de la Corée-du-Nord et de la Chine, et la Chine le sait bien parce que le président Xi Jinping a été humilié[16], et c’est vrai : il n’a pas d’idée de ce que Trump peut ou ne peut pas faire, mais il comprend vraiment que Trump à la puissance de volonté d’utiliser la force. Mais dans le même temps nous regardons en Syrie, où nous sommes en train de masser des troupes : cela pourrait tout autant être une distraction par rapport à un autre sujet, ou alors signifier une guerre américaine sur deux fronts au même moment : ça sera à notre Président et à nos généraux d’en décider.
Je les avertis contre les guerres : mettre à bas des régimes ne signifie pas que vous devez entrer en guerre : dans le cas de la Chine, la situation est déjà significative pour Trump, ayant montré à Xi Jingping : « regarde, je viens juste de lancer 59 missiles, je veux être sûr que vous comprenez la signification », et Xi Jingping l’a comprise.

Mais au même moment les Chinois ont une main sur Jared Kushner, et son building au n°666 de la 5e avenue à NY… […]
Je ne connais pas personnellement Jarred Kushner, j’ai vu le meilleur de lui, je sais qu’il vient d’une famille impliquée dans l’immobilier, lui-même est impliqué dans l’immobilier, son père a été mis en examen et condamné…
Le problème est qu’ils détiennent certaines propriétés majeures et une en particulier que je connais très bien, au n°666 de la 5e avenue à NY : des milliards de dollars ont été investis sous forme d’hypothèque par la famille Kushner. Or tout ce qu’il faut dans les affaires d’immobilier, croyez-moi je connais ceci très bien, c’est qu’une grande propriété passe dans le rouge, et après c’est un effet domino. En ce sens Jared Kushner est une cible hautement vulnérable, pour les Chinois, pour les russes ou pour n’importe quel étranger, parce que leur famille [Kushner] fait des affaires privées avec les chinois.
Et une fois que les Chinois sont dans l’affaire (et je leur ai dit : nous allons faire attention à vous à présent [la Communauté du Renseignement aux Etats-Unis va faire attention aux tentatives chinoises d’influence ou d’ingérence aux États-Unis via Jared Kushner]) : il [Jared Kushner] peut démissionner si il veut, il peut faire ce qu’il veut, néanmoins d’un point de vue de la contre-influence/ingérence [counter-intelligence], Kushner et bien d’autres de ces civils sont réellement des cibles prioritaires pour des gouvernements étrangers, en termes de manipulation et de levier. Mais si j’étais Jared Kushner, je quitterai la Maison-Blanche et je ferai les meilleures choses que je peux juste pour dire aux États-Unis : « merci beaucoup », et je reviendrai à mes affaires d’immobilier[17].
Autrement, il va devenir un atout [liability - du point de vue des Chinois ou des Russes]. Et cet atout en tant que civil, il n’importe pas de savoir si il est son beau-fils ou pas, va devenir un grand atout [contre Trump][18].

AJ : ceci d’après vos sources ?

SP : je n’ai pas besoin de mes sources ici : il s’agit de techniques de Renseignement [d’ingérence/pénétration/ciblage] typiques : ce que j’utilise ici ne relève que d’une pensée basique de renseignement et de contre-ingérence. Il ne s’agit pas encore de pensée de façon exagérément originale, « en dehors de la boîte [out of the box]. Il s’agit des choses basiques que l’on voit à l’occasion de tout type d’opération psychologique [OPSY], contrairement à ce que l’on a vu à Mar o Lago, qui était [une OPSY] beaucoup plus inhabituel[le] et élaboré[e].
Dans ce cas Kushner sera en effet une cible de haute valeur pour les Chinois ou pour les russes, pour les malaisiens ou pour les Arabes, de la même façon que beaucoup d’autres civils le sont, au sein du parti Républicain[19] : ils ne savent, je le sais, la Communauté du Renseignement le sait aussi. Je ne donc je n’ai pas besoin de sources pour cela.
Après, si vous êtes un bon américain, vous devez juste servir votre pays dans l’appareil militaire, ce que aucun néoconservateur n’a fait, qu’ils soient démocrates ou républicains. Donc je démissionnerais si j’étais lui [Jarred Kushner, motivé par servir son pays], en remerciant les États-Unis pour le cette opportunité [dans l’Administration Trump], mais je mettrai tous mes efforts sur cette affaire de son building au 666 5th Avenue.

AJ : et quid de son crédit [crédit préférentiel obtenu des chinois, a des termes/conditions inhabituellement favorable]? Il a été rapporté qu’il ne l’a finalement pas conclu, il s’en est finalement retiré, ou cela a-t-il juste été un camouflage médiatique ?

SP : c’est en effet une affaire en effet de camouflage/couverture. Dans les affaires [immobilières], son père a déjà été déclaré coupable et envoyé en prison, et [parmi] les procureurs [/accusateurs figurait] son propre partenaire [le Gouverneur du New Jersey Chris] Christie[20]… [Donc] rien n’a été blanchi.

AJ : donc Trump l’aurait élevé en fait pour le protéger et le couvrir ?

SP : Well, vous voulez me demander pourquoi Trump garde sa famille entière, et je réponds simplement tant que psychiatre ou en tant qu’Américain : il a besoin de cela pour sa sécurité [pour se sentir dans un environnement sûr, fiable] ; si c’est vraiment le cas, alors il doit y réfléchir à nouveau : pourquoi a-t-il toute sa famille autour de lui, avec autant de conflits d’intérêts[21] ? [Trump pourrait tomber sur ce genre de fondements] Je ne peux pas leur dire quoi faire, je peux simplement dire qu’il est temps pour lui [Trump] de se concentrer sur l’infrastructure [internes aux États-Unis], sur le fait de se tenir éloigné des guerres, sur la diminution de la taille de notre Gouvernement[22]

AJ : Absolument, Dr. Pieczenik, merci de vous être exprimé chez nous…



[1] Point de vue d’un serviteur de l’Etat britannique, déclaration certainement calculée, qui passe sous silence le rôle extrêmement subversif de la Grande-Bretagne tel qu'il s'est vu notamment au Conseil de sécurité de l'ONU. Voir la passe d’arme de Vladimir Safronkov, l’Ambassadeur par intérim de la Russie à l’ONU, face à son homologue britannique Matthew Rycroft, avant de mettre hier soir le veto russe à une résolution de l’ONU contre la Russie, demandée par la Grande-Bretagne. Voir aussi « Trump : deux pas en avant, un pas en arrière » (Thierry Meyssan, Réseau Voltaire 18 avril 2017).
[6] « Exclusive: General H.R. McMaster on decision to strike Syria »  (Fox News, 9 Avril 2017) : pure démonstration de propagande néoconservatrice.
 Voir aussi :  « Roger Stone, the ‘Trickster’ on Trump’s Side, Is Under F.B.I. Scrutiny » (NYT, 21-3-17) ;  « Insider Roger Stone: "Trump Diplomacy Is Working... It's Really Working" » (Zeerohedge, 16-4-17). Voir aussi : « Les confidences de Roger Stone, ami intime de Donald Trump » (Paris Match, 25/09/2016) ; « Et si Trump n’avait pas viré casaque ? » (Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 avril 2017) ;  « Trump : deux pas en avant, un pas en arrière » (Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 avril 2017, précité). S’est opposé récemment aux investigations Trump-Russie : « Roger Stone calls Trump-Russia inquiry 'a scandal in search of evidence' » (Guardian, 26 mars 2017). Bras de fer interne, en forme de lynchage de Roger Stone par l’“Etat profond“: « Trump adviser Roger Stone repeatedly claimed to know of forthcoming WikiLeaks dumps » (CNN, 23-3-17) ; « EXCLUSIVE: Roger Stone Dishes On Latest White House Power Struggle » (Infowars.com, 15 avril 2017) ; « The Deep State Lynching of Roger Stone - Media attacking Trump by proxy » (Infowars 14-3-17).
Récemment agressé, lien posisble :  «
Trump adviser Roger Stone said he was a victim in Florida hit-and-run, possibly ‘deliberate’ » (Washington Post, 16 mars 2017) ; « Breaking: Trump Insider Roger Stone Survives Hit-and-Run Car Accident - Stone previously victim of suspected polonium poisoning » (Infowars.com, 15 mars 2017).
[12] « McMaster est en train de manipuler les rapports du Renseignement donné au Président Donald Trump , et il ourdit la façon de vendre une guerre au sol massive en Syrie au Président Trump, avec l’aide de l’ancien directeur de la CIA disgraciée et sous le coup de charge criminelle David Petraeus »  (« Trump pushes back against neo-con plan to invade Syria » Infowars, 10 avril 2017, précité).
[13] Correctif : c’est en fait l'absence de volonté du Japon, de faire la guerre contre la Russie, au désespoir de l'Allemagne, qui a permis de libérer en effet des soldats des armées soviétiques de l'Extrême-Orient russe, qui ont pu combattre à Moscou en 1941 et à Stalingrad en 1942/43.
[15] Voir Pieczenik : « La vérité sur les changements de régime » (CVR, 10 novembre 2016).
[18] Ce que Pieczenik ne dit pas ici (mais il a déjà dit des choses similaires…), c’est que Jared Kushner pourrait d’ores et déjà être tout autant “tenu“ par des intérêts sionistes fauteurs de guerre, en Israël ou surtout aux Etats- Unis (épicentrés à New York, là où la famille Trump a fait ses affaires)… Croiser avec William Engdahl : « Un Parrain de la Mafia croisé avec une Pompadour » (« Sur le passé de Trump, par F. William Engdahl : le duel des destins des Etats-Unis, entre Trump et Hillary », CVR, 17 mars 2016).
[22] Voir Pieczenik : « Le gros bobo de Trump ! (échec à abroger/remplacer l'Obamacare) » (CVR, 28 mars 2017), et Engdahl : « La superpuissance états-unienne est en état de délabrement interne » (Le Saker, 2 mars 2017).